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Le terme "Art
Martial" désigne souvent, pour le profane, un ensemble
de techniques de combat, regroupées par styles, écoles
ou tendances, lesquels sont légion et dont il est parfois
difficile de discerner les véritables spécificités
ainsi qu'une réelle cohérence dans les principes.
Si on se réfère
au sens originel, un Art Martial est directement issu des techniques
guerrières (du mot Mars - Dieu de la Guerre chez les Romains),
et dont l'essence et la finalité était la seule survie,
"tuer pour ne pas être tué".
De nos jours, il
ne s'agit plus évidemment de ce genre de contexte "ultime",
néanmoins l'esprit doit en demeurer aussi proche que possible.
En particulier, chaque
geste à l'entraînement devrait être inspiré
par une détermination extrême, basé sur le principe
"Ichi Go - Ichi E", littéralement celui de "l'unique
et dernière chance".

Miyamoto
MUSASHI
(1583-1645) fut peut-être
le plus grand Maître de sabre de tous les temps. Mythique
guerrier ayant survécu à tous ses défis, il
nous a laissé le célèbre "Gorin-No-Sho"
(ou "Légende des Cinq Anneaux"), témoignage
de la Voie du Sabre qui guida son existence.
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Dès le début
de l'année 1995, le Ministère de la Jeunesse et des
Sports a lancé une campagne de sensibilisation à l'Esprit
Sportif, en promouvant un "code de déontologie",
basé sur l'éthique sportive, la valorisation du rôle
des instances gravitant autour des compétiteurs (arbitres,
organisateurs, financeurs, collectivités, médias,
etc.) et les liens avec le Mouvement Olympique.
Cette démarche
a été ensuite accompagnée par d'autres actions
à l'initiative des instances fédérales FFKAMA,
en particulier à l'intention des enfants et jeunes pratiquants
(comme le "diplôme du Samouraï"), partant du
juste principe que c'est dès les premières années
que doit être inculqué le respect des valeurs fondamentales.
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On pourrait penser
à juste titre, d'après l'idée donnée
de l'Art Martial, qu'il est vain et illusoire de rechercher la marque
d'une véritable efficacité en combat, en dehors des
situations de "Vérité ultime".
Il n'en reste pas
moins que l'assaut sportif réglementé permet de promouvoir
nombre de qualités propres au pratiquant, et en particulier,
au-delà de son seul talent au combat, un état d'esprit
imprégné de l'éthique sportive, du respect
de l'adversaire et de l'arbitrage, de l'honnêteté,
de la modestie et de la réserve dans la victoire, de l'humilité
et du renforcement moral dans la défaite.

Michaël
MILON
a représenté
pendant des années, pour toute une génération
moderne de karatékas, l'image idéale d'un sportif
de très haut niveau, doté de qualités humaines
hors du commun.
Brutalement emporté
en mars 2002 au soir de sa trentième année, il restera
à tout jamais, au-delà de ses multiples et brillants
titres nationaux et mondiaux en compétition Kata, l'être
ouvert, chaleureux et attachant qui était apprécié
de tous.
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Maître Yoshinao NANBU
Arrivé
en France jeune universitaire dans les années 60, il fut
avant tout un prodigieux combattant, dont, entre autres talents,
les fulgurants balayages firent des ravages sur les tatamis, puis
devinrent partie intégrante incontournable du bagage de tout
compétiteur de haut niveau. Représentant de la branche
Shukokaï du Tani-Ha Shitô-Ryû de Maître Chojiro
TANI, il évolua ensuite vers le Sankukaï puis fonda
son propre style, le Nanbudo, fruit de ses recherches personnelles
sur l'énergie et le mouvement.
Pour
beaucoup, Yoshinao NANBU a symbolisé - et symbolise encore
- l'alliance entre un mental martial digne de la lignée des
Samouraïs et une attitude sportive empreinte de simplicité,
de fraîcheur et de spontanéité, portant idéalement
l'image que les Universitaires du Japon ont bien voulu faire arriver
jusqu'à nous.
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